Le test que l'on essaie le plus souvent en premier, tenir le jade en main pour sentir s'il est froid, ne dit presque rien sur le fait qu'il soit vrai ou non : le verre, le quartzite, le marbre et la jadéite traitée paraissent froids eux aussi. Une lampe de poche, une loupe 10x et une balance de bijoutier en disent bien plus. Les sept contrôles de ce guide sont classés selon ce qu'ils demandent, de rien du tout à un rapport de laboratoire, pour que vous puissiez commencer avec ce que vous avez déjà dans un tiroir. Certains contrôles ne conviennent pas à tous les bijoux en jade naturel : une pierre sertie cache plus de choses qu'une pierre non montée, et seul un jonc (bracelet rigide d'une seule pièce) peut être tapoté.

Comment savoir si le jade est vrai : la réponse courte
Pour savoir si un jade est vrai, faites un premier tri chez vous, puis confirmez avec un rapport de laboratoire. Les contrôles à domicile peuvent démasquer bien des imitations, dont le verre, le quartzite, la serpentine, le marbre et le plastique, et repérer une teinture grossière ; mais une pièce qui les passe n'est pas confirmée pour autant, et seuls les instruments d'un laboratoire peuvent confirmer qu'une jadéite est de type A, parce que le polymère utilisé pour la traiter ne se voit pas, ne se sent pas au toucher et ne s'entend pas.
Derrière le mot « vrai » se cachent trois questions. La première est de savoir si la pièce est bien du jade, c'est-à-dire de la jadéite ou de la néphrite, et non une imitation. La deuxième, si elle a été traitée : la jadéite de type A n'a subi ni blanchiment, ni imprégnation de polymère, ni teinture et porte tout au plus une fine cire de polissage ; le type B a été blanchi à l'acide puis imprégné de polymère ou de cire ; le type C a été teint, comme l'explique notre guide sur le jade de type A, B et C. Une fois ces deux points réglés, la troisième question est celle de la qualité, qui tient à la couleur, à la texture et à la translucidité ; une pièce naturelle de qualité modeste reste du vrai jade, et aucun test maison ni aucun rapport d'identification standard n'évalue la qualité.
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Contrôle |
Ce qu'il vous faut |
Ce qu'il peut montrer |
Ce qu'il ne peut pas prouver |
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1. Lampe de poche |
Une lampe de poche puissante |
Le grain ou les fibres à l'intérieur de la pierre ; des bulles dans du verre ou dans un produit de remplissage |
Que la pièce est de type A et non de type B |
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2. Recherche de teinture |
Vos yeux, idéalement avec une loupe |
Une couleur accumulée dans les fissures et les trous de perçage |
Que la couleur est naturelle |
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3. Son (joncs uniquement) |
Un fil |
Un son mat qui signale une fissure |
Que le jonc est en jade |
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4. Loupe |
Une loupe 10x |
Les scintillements cristallins de la jadéite ; les marques de corrosion acide |
Que la pièce est de type A quand aucune marque de corrosion n'apparaît |
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5. Eau et balance |
Une balance de bijoutier qui affiche au centième de gramme (0,01 g), une tasse d'eau, un fil |
La densité, qui distingue la jadéite, la néphrite et la plupart des imitations |
Que la pièce n'est pas traitée, car une mesure normale peut encore correspondre à du type B |
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6. Lumière UV |
Une lampe UV à ondes longues de 365 nm |
Une fluorescence blanc bleuté, qui doit faire soupçonner un polymère |
Que la pièce est de type A quand elle reste sombre |
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7. Vérification du certificat |
Le numéro du rapport et le site du laboratoire lui-même |
Si le rapport est authentique et si ses données correspondent à la pièce |
Ce que le laboratoire n'a pas analysé |
Les six premiers contrôles peuvent révéler ce qu'une pièce n'est pas, mais les réussir tous les six ne confirme pas ce qu'elle est. C'est le rôle du rapport de laboratoire, et le septième contrôle permet de s'assurer que le rapport que vous avez en main est authentique.
À quoi ressemble le vrai jade ?
Une fois poli, le jade véritable est en général translucide à opaque, avec une texture fine et une couleur qui se présente le plus souvent en taches, en traînées ou en veines plutôt qu'en aplat uniforme, même si une couleur homogène peut aussi être naturelle ; seule la plus belle jadéite approche la transparence. La jadéite a un éclat vitreux à gras et laisse souvent voir un grain léger sous une lumière forte, tandis que la néphrite, un enchevêtrement de fibres microscopiques, a un éclat plus doux et huileux. Nous décrivons plus en détail ses couleurs et ses textures dans notre guide sur l'aspect de la jadéite.

Le faux jade est le plus souvent du verre, du quartzite teint, de la serpentine, du marbre, de l'aventurine verte, ou du plastique et de la résine, et chacun se trahit à sa manière :
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Imitation |
Ce qui la trahit souvent |
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Verre |
Trop homogène, sans grain ; des bulles rondes à la loupe |
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Quartzite teint |
Un aspect granuleux, comme du sucre, avec la couleur concentrée au bord des grains et dans les fissures |
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Serpentine |
Un éclat cireux, et une pierre assez tendre pour être rayée par l'acier |
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Marbre |
Grenu et souvent rubané, et plus léger que le jade sur une balance |
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Aventurine verte |
Un scintillement pailleté, dû à de minuscules lamelles plates de mica |
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Plastique ou résine |
Tiède et léger au toucher ; des lignes de moulage ; parfois des bulles |
La jadéite traitée ne figure pas dans le tableau, parce qu'elle ressemble à du jade : le type B et le type C sont de la jadéite. Le jade naturel ne contient pas de bulles de gaz rondes ; des bulles signalent donc du verre, de la résine ou un remplissage à la résine. Le brut non taillé est plus difficile à juger, car sa croûte altérée cache la couleur et la texture de l'intérieur ; nous en parlons dans notre guide pour reconnaître le jade brut. Enfin, le vrai jade existe dans bien d'autres couleurs que le vert, du blanc et du lavande jusqu'au noir : une couleur inattendue ne fait pas d'une pièce un faux.

Les 7 tests à faire chez soi, du gratuit au rapport de laboratoire
Les sept tests ci-dessous sont la réponse pratique à la question « comment tester un jade chez soi ? », classés selon ce qu'ils demandent : les trois premiers ne coûtent rien, les trois suivants demandent chacun un petit outil, et le dernier un rapport. Chacun peut écarter une hypothèse, et le tableau plus haut indique ce que chacun ne peut pas prouver.
1. Comment savoir si le jade est vrai avec une lampe de poche
Dans la pénombre, appliquez une lampe de poche puissante contre l'arrière de la pierre et déplacez lentement la lumière. La jadéite et la néphrite naturelles montrent en général une structure : des nuages, un grain fin ou des fibres, et des zones qui changent à mesure que la lumière se déplace. Des bulles de gaz rondes signalent une matière qui a été liquide un jour, et leur emplacement compte. Des bulles réparties dans toute la pierre indiquent du verre ou de la résine, tandis que des bulles limitées à une fissure ou à une petite cavité indiquent un produit de remplissage, c'est-à-dire un traitement. Une lumière homogène, sans structure, ne permet pas à elle seule de conclure, car une jadéite de type A à grain fin et très translucide peut aussi paraître très homogène.
Ce test demande que la lumière traverse la pierre : il fonctionne donc mieux sur les joncs, les perles et les pierres non serties. Le serti à fond fermé d'une bague en jade bloque complètement la lumière, et une pièce opaque en laisse passer très peu ; dans ces cas, un résultat sombre ne veut rien dire. Le type A comme le type B laissent passer la lumière, et le polymère est invisible à la lampe de poche.

2. Comment savoir si le jade est teint
Le jade teint montre souvent sa couleur là où la teinture a pu pénétrer. Examinez chaque fissure, chaque petite cavité et chaque trou de perçage, avec une loupe 10x si vous en avez une : la teinture s'accumule dans les fissures de surface, suit les fêlures au lieu de se répartir uniformément dans la pierre, et se concentre là où le fil traverse une perle ; sur un collier en jade fait de perles de jadéite, c'est donc par les trous de perçage qu'il faut commencer. Une couleur en toile d'araignée, plus foncée le long de chaque fissure, est le signe classique. Ce contrôle fonctionne aussi bien sur la néphrite que sur la jadéite.
L'absence de couleur concentrée ne prouve pas que la couleur soit naturelle, et ce contrôle ne dit rien du polymère, qui est incolore.
3. Le test du son (joncs uniquement)
Le test du son sert à repérer les fissures d'un jonc, pas à décider si le jade est vrai. Ne l'utilisez que sur un jonc entier, sans pièce de métal et sans fissure déjà visible : suspendez-le à un fil au-dessus d'un lit ou d'une serviette pliée et tapotez-le légèrement du bout du doigt, jamais avec une pièce de monnaie ni une clé. Un son mat et bref est une raison de chercher attentivement une fissure cachée ; un son clair et prolongé est rassurant mais ne peut pas exclure toutes les fissures. De plus, la taille du jonc, sa forme et l'endroit où vous tapez modifient tous le son : sans jonc de référence avec lequel comparer, le son n'apprend pas grand-chose à quelqu'un qui débute. En 1992, des chercheurs du GIA ont constaté que les joncs blanchis et imprégnés avaient tendance à sonner plus mat et plus étouffé que les joncs naturels, mais ils ont jugé que ce test donnait au mieux une indication de traitement ; et les joncs en verre sonnent clair, eux aussi.
Sur tout autre bijou, le test ne sert à rien. Une petite pierre prise dans du métal ne peut pas résonner, et les perles d'un bracelet en jade s'entrechoquent au lieu de tinter. Le guide consacré aux joncs, dans le tableau plus bas, détaille le tapotement étape par étape.
4. Le test à la loupe : scintillements cristallins, marques de corrosion et peau d'orange
Observée à la loupe 10x, la surface polie, inclinée de façon à refléter la lumière, révèle trois caractéristiques faciles à confondre.
Le cui xing, ce sont les scintillements cristallins de la jadéite : de minuscules reflets, comme du givre, là où la lumière accroche les faces planes de ses grains. Ils signalent de la jadéite plutôt que du verre ou de la néphrite, mais pas du type A, car le type B reste de la jadéite et ses grains sont toujours là. Une jadéite à grain fin peut en montrer peu, voire aucun : leur absence ne prouve donc rien non plus.
Un réseau de marques de corrosion acide est un entrelacs de lignes fines et nettes qui courent entre les grains, laissées là où le blanchiment à l'acide a ouvert les joints de grains ; le polissage ne parvient pas à le masquer entièrement. C'est un signe fort de type B et une raison de demander un rapport de laboratoire avant d'acheter.
La peau d'orange est une surface légèrement ondulée, avec des transitions douces entre les grains. Elle se forme parce que des grains orientés dans des sens différents prennent le poli de façon légèrement inégale ; le commerce la considère comme une caractéristique normale de la jadéite polie, ne la confondez donc pas avec des marques de corrosion.
Le polymère peut aussi être présent sans aucune marque de corrosion visible : une surface nette à la loupe n'est donc pas un feu vert.

5. Comment tester le jade avec de l'eau et une balance
Le test de l'eau et de la balance mesure la densité du jade par pesée hydrostatique, c'est-à-dire le poids d'une pierre comparé à celui du même volume d'eau, et c'est le plus instructif des tests à domicile. Chaque matière a sa propre fourchette : un seul chiffre suffit donc en général à distinguer la jadéite de la néphrite, et l'une comme l'autre de la plupart des imitations.
Il vous faut une balance de bijoutier qui affiche au centième de gramme (0,01 g), une tasse d'eau et un fil fin ; une balance de cuisine qui n'affiche qu'au gramme ou au dixième de gramme n'est pas assez fine. Pesez la pièce à sec et notez ce poids W1. Posez la tasse d'eau sur la balance et appuyez sur la touche tare pour revenir à zéro. Tenez le fil, ou attachez-le à un support qui ne touche ni la balance ni la tasse, et descendez la pièce dans l'eau jusqu'à ce qu'elle soit entièrement immergée, sans toucher ni les parois ni le fond ; secouez-la légèrement pour décrocher les bulles d'air qui y adhèrent. L'affichage augmente du poids de l'eau que la pièce déplace ; notez cette augmentation W2. W2 est la hausse affichée par la balance, et non le poids de la pièce dans l'eau, qu'utilisent d'autres méthodes avec une autre formule. La densité est égale à W1 ÷ W2.
Par exemple, un jonc qui pèse 60 g à sec et fait monter l'affichage de 18 g dans l'eau a une densité de 60 ÷ 18 = 3,33, dans la fourchette de la jadéite. Le test exige une pierre nue, car le métal, la colle et le fil ajoutent un poids impossible à isoler, et les très petites pièces, comme une paire de boucles d'oreilles en jade, sont trop légères pour qu'une balance domestique donne un chiffre exploitable. Une balance qui affiche 0,01 g ne pèse pas forcément juste au centième de gramme près : une perle de 1 g qui ajoute 0,30 g dans l'eau donne 3,33, alors que 0,31 g donne 3,23. Pesez chaque pièce deux ou trois fois.
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Matière |
Densité typique |
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Jadéite |
3,30-3,38 ; quelques pièces naturelles affichent moins |
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Jadéite blanchie et imprégnée (type B) |
3,04-3,27 dans les échantillons de l'étude du GIA de 1992 |
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Néphrite, y compris le jade de Hetian |
Environ 2,90-3,10, typiquement 2,95 |
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Marbre |
Environ 2,7 |
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Quartzite |
Environ 2,65 |
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Serpentine |
2,44-2,62 |
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Verre |
En général environ 2,5, mais de 2,0 à 4,5 selon les verres |
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Plastique ou résine |
Environ 0,9-1,4 |
Une mesure de 3,30 ou plus exclut le quartzite, la serpentine, le marbre, le plastique et la plupart des verres, et une mesure d'environ 2,90 à 3,10 correspond à la néphrite. Sur une pièce vendue comme jadéite, une mesure inférieure à environ 3,30 justifie un rapport de laboratoire, même si la jadéite naturelle peut aussi donner un chiffre bas : un échantillon naturel de l'étude du GIA de 1992 affichait 3,15. Une mesure dans la fourchette de la jadéite ne tranche pas la question du traitement, et un verre dense peut l'atteindre : les contrôles à la lampe de poche et à la loupe restent donc utiles.

6. Le jade brille-t-il sous lumière UV ?
La plupart des jadéites naturelles restent sombres sous UV à ondes longues, même si les zones blanches de certaines pièces naturelles émettent une faible lueur jaune, alors que le polymère de la jadéite traitée est en général fluorescent. Dans l'étude du GIA de 1992, tous les échantillons blanchis et imprégnés sont devenus fluorescents sous UV à ondes longues, de façon faible à forte, et du blanc bleuté au vert jaunâtre. Une lampe UV à ondes longues de 365 nm n'est donc utile que dans un sens. Une fluorescence blanc bleuté justifie un rapport de laboratoire plutôt qu'elle ne prouve la présence de polymère, car certaines jadéites non traitées émettent aussi une lueur bleutée. Une pièce qui reste sombre n'est pas pour autant hors de cause : une faible lueur passe facilement inaperçue, et le GIA a depuis examiné une jadéite imprégnée d'époxy qui restait sombre sous UV à ondes longues comme à ondes courtes.
Dans l'obscurité, balayez lentement la pierre avec la lampe et, sur un bijou serti, surveillez le bord de la monture, où la colle devient elle aussi fluorescente. Le jade n'est pas une pierre phosphorescente : la lueur que vous voyez ne dure que tant que la lampe UV est allumée.

7. Comment vérifier soi-même un certificat de jade
Vérifier vous-même un certificat de jade en ligne est le dernier des sept tests : il montre si le rapport est authentique et si ses données correspondent à la pièce que vous avez en main. Les faux certificats de jade coûtent peu à produire, et les bonnes contrefaçons reproduisent de façon convaincante les logos d'accréditation ; certaines sont imprimées avec plus de soin que les vrais rapports, avec dorure à chaud, hologrammes et sceaux.
Tapez vous-même l'adresse du site du laboratoire dans votre navigateur, saisissez le numéro du rapport et, si le laboratoire le demande, le code de sécurité, puis comparez ce qui s'affiche (la matière, le statut de traitement, le poids, les dimensions et la photo) avec la pièce. La balance de bijoutier du cinquième test sert ici, car le poids indiqué sur un rapport authentique doit correspondre à celui que votre balance affiche. Vérifiez l'unité (1 carat = 0,2 g) et si le chiffre concerne la pierre seule ou la pièce entière avec son métal. Une concordance rend probable, mais pas certain, que le rapport appartient bien à votre pièce, car des perles ou des cabochons semblables peuvent avoir le même poids et le même aspect ; si quelque chose ne correspond pas, faites examiner la pièce elle-même par le laboratoire.
Si le rapport n'apparaît pas, vérifiez que vous êtes bien sur le site du laboratoire et que vous avez saisi le bon numéro, puis contactez le laboratoire avant de conclure que le rapport est faux. Pour les rapports NGTC, notre guide pas à pas pour vérifier un certificat NGTC passe en revue chaque champ. Ne faites pas confiance à un certificat simplement parce que son QR code ouvre une page convaincante : un faux certificat peut porter un QR code qui renvoie vers une page contrôlée par le faussaire.
Quels tests du jade ne fonctionnent pas ?
Six tests populaires ne fonctionnent pas comme le prétendent beaucoup de guides, et deux d'entre eux peuvent abîmer la pièce :
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Test |
Ce qu'il prétend |
Ce qu'il mesure vraiment |
|---|---|---|
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Le test du froid |
Le vrai jade est froid au toucher |
La vitesse à laquelle une matière absorbe la chaleur de votre peau. Le verre, le quartzite, le marbre et la jadéite de type B paraissent froids eux aussi : le test suggère seulement que la pièce n'est pas en plastique |
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Le test de la goutte d'eau |
Sur le vrai jade, l'eau perle |
Le film de surface. Que l'eau perle ou non dépend de la cire, de la graisse ou de la saleté, pas du fait que la pierre soit du jade |
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Le test de l'immersion |
Le vrai jade coule vite dans l'eau |
La densité, mal mesurée. Le verre, le quartzite et le marbre coulent aussi ; le test de l'eau et de la balance fait de cette même tasse d'eau une véritable mesure |
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Le test de la rayure |
Le vrai jade résiste à une lame d'acier |
En partie la dureté, et il abîme votre pièce. La néphrite, à 6-6,5 sur l'échelle de Mohs, peut garder une marque alors que le quartzite, à 7, n'en gardera pas : les résultats sont donc souvent inversés |
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Le test du briquet ou du cheveu brûlé |
Le vrai jade ne noircit pas à la flamme, ou un cheveu enroulé autour ne brûle pas |
Les dégâts de la chaleur sur la cire de finition et, sur une matière traitée, sur la résine. Aucune des deux versions n'identifie le jade, et toutes deux peuvent ruiner une pièce naturelle |
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« Il est lourd en main » |
Juger la densité à la main |
Rien de fiable sans une pièce de référence de même taille et de même forme |
Le test du froid perdure parce qu'il est à moitié vrai : le vrai jade paraît bien frais au premier contact, parce que la pierre absorbe la chaleur de la peau plus vite que le plastique, et il se réchauffe quand vous le portez. Le verre et le quartzite se comportent de la même façon : c'est pourquoi cette sensation ne permet pas de les distinguer du jade.
Ce qui change pour la néphrite et selon le type de bijou
Comment savoir si une néphrite (jade de Hetian) est vraie
Le jade de Hetian est une néphrite, et la plupart des sept tests s'y appliquent tels quels. C'est la densité qui en dit le plus : la néphrite donne environ 2,90 à 3,10, ce qui la distingue du marbre, du quartzite et de la plupart des verres, autant d'imitations courantes du jade blanc. Les scintillements cristallins ne servent à rien ici, car la structure fibreuse de la néphrite n'en montre pas. Pour le jade de Hetian, les questions concrètes sont la teinture, y compris la fausse « peau » brune sur les pièces façon galet, et le remplissage, quand les petites cavités et les fissures sont bouchées avec de la résine mêlée de fragments minéraux. Le NGTC désigne une telle pièce comme « jade de Hetian (traité) », avec une mention indiquant qu'elle a été remplie, et notre guide de la néphrite explique plus en détail comment savoir si une néphrite est vraie.
La provenance ne se teste pas à la maison, et un rapport d'identification standard ne la tranche pas non plus. Selon les normes nationales chinoises, « jade de Hetian » est le nom de la matière, la néphrite, quel que soit son lieu d'extraction : un laboratoire qualifié peut donc délivrer un rapport « jade de Hetian » pour une néphrite de Russie ou du Qinghai. Nos propres certificats de néphrite indiquent « jade de Hetian naturel » ; la mention du Xinjiang sur nos fiches produit correspond à ce que nous déclarons sur la provenance, et le certificat, lui, confirme la matière.
Quel type de bijou en jade avez-vous ?
Les contrôles ci-dessus valent pour toute pièce en jade, et l'étape suivante dépend de son type, car chaque type de bijou cache et révèle des choses différentes :
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Votre bijou |
Ce qui change |
Guide |
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Jonc |
Un anneau de pierre massif, sans monture, colle ni métal : on peut le peser nu, l'éclairer par l'arrière sur tout le tour et le tapoter pour chercher des fissures |
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Bracelet de perles |
Le fil, les intercalaires et le fermoir gênent la pesée ; jugez les perles comme un ensemble et cherchez des traces de teinture dans les trous de perçage |
Traité dans le guide des bracelets ci-dessus |
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Bague |
Le métal peut cacher des jointures, de la colle ou une autre matière sous la couche visible ; les doublets sont un vrai risque |
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Boucles d'oreilles |
Deux pierres à vérifier au lieu d'une, et le certificat doit couvrir les deux |
Comment savoir si des boucles d'oreilles en jade sont vraies |
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Pendentif ou collier de perles |
Une bélière, une monture ou de la colle peuvent cacher une partie de la pierre ; une perle qui passe les tests ne garantit pas le reste du rang |
Questions sur le vrai jade
Le vrai jade peut-il être bon marché ?
Le vrai jade peut être peu coûteux. La jadéite et la néphrite de qualité commerciale, à la couleur pâle ou irrégulière et à la texture trouble, se vendent à des prix modestes : un prix bas ne suffit donc pas à faire d'une pièce un faux. Ce qui doit vous alerter, c'est un prix bas au regard de ce que la pièce prétend être : un vert vif et homogène, très translucide, au prix d'une qualité commerciale, c'est le profil d'une teinture, d'un polymère ou du verre. Notre guide des prix du jade montre comment la qualité fait varier le prix.
Le vrai jade se casse-t-il ou se raye-t-il facilement ?
Le jade véritable est tenace, mais pas incassable. La jadéite et la néphrite résistent bien mieux aux éclats que la plupart des gemmes, mais une chute brutale sur du carrelage peut tout de même fissurer un jonc. Pour les rayures, il se situe dans la moyenne : la jadéite a une dureté de 6,5 à 7 sur l'échelle de Mohs et la néphrite de 6 à 6,5, si bien que les grains de quartz de la poussière domestique, autour de 7, peuvent ternir lentement le poli au fil des ans. Aucun de ces deux faits ne constitue un test, et c'est pourquoi le test de la rayure figure parmi ceux qui ne fonctionnent pas.
Comment savoir si un jade blanc, noir ou vert est vrai ?
Les sept mêmes contrôles valent pour toutes les couleurs, mais chaque couleur a ses imitations habituelles. Le jade blanc est le plus souvent imité par le verre, le quartzite et le marbre, que le test de l'eau et de la balance distingue bien. Le mo cui (墨翠), une jadéite noire souvent riche en omphacite, paraît noir en lumière réfléchie mais montre en général un vert foncé quand une lumière forte traverse un bord fin. Tous les jades noirs n'ont pas ce comportement, car le graphite et d'autres minéraux sombres peuvent aussi noircir la jadéite : une lueur verte est donc un indice plutôt qu'une preuve, et une pièce qui reste noire doit quand même passer les autres contrôles. Le vert est la couleur la plus souvent teinte : c'est donc sur les pièces vertes que la recherche de teinture compte le plus.
Peut-on distinguer la jadéite de la néphrite chez soi ?
On peut en général distinguer la jadéite de la néphrite à la maison avec le test de l'eau et de la balance : la jadéite donne typiquement environ 3,34 et la néphrite environ 2,95, et une mesure entre les deux demande un rapport de laboratoire. À la loupe 10x, la jadéite montre souvent des scintillements cristallins que la néphrite n'a pas. Notre guide des types de jade chinois présente les autres différences.
Le vrai jade change-t-il de couleur ?
La couleur du jade véritable est stable à la lumière : la lumière du jour ne décolore pas une pièce naturelle. Ce qui change avec des années de port, c'est la surface : la jadéite comme la néphrite changent d'aspect après un long port, la néphrite de façon plus visible, car elle prend un éclat plus profond et plus doux. Le jade traité, lui, peut changer de couleur, car la teinture peut pâlir et le polymère de la jadéite de type B peut jaunir et devenir cassant.
Le jade de type B est-il du faux jade ?
Le jade de type B est de la vraie jadéite, blanchie à l'acide et imprégnée de polymère (ou de cire) : ce n'est donc pas une imitation. C'est une matière jade altérée chimiquement, qui vaut une petite fraction d'un type A comparable. Comme il s'agit de jadéite, les tests maison peuvent parfois la signaler, par une densité basse, un réseau de marques de corrosion ou une fluorescence sous UV, mais ils ne peuvent pas l'exclure.
Quand faire analyser un jade en laboratoire ?
Faites analyser un jade en laboratoire avant de le payer une somme importante, et chaque fois qu'un contrôle à domicile éveille un doute : une densité inférieure à environ 3,30 sur une pièce vendue comme jadéite, un réseau de marques de corrosion à la loupe, une couleur accumulée dans les fissures, une fluorescence blanc bleuté sous UV ou un certificat introuvable sur le site du laboratoire. Une pièce héritée mérite aussi d'être analysée, ne serait-ce que pour savoir ce que vous avez.
La raison est celle par laquelle ce guide a commencé. L'imprégnation de polymère est invisible à l'œil, au toucher et à l'oreille, et dans l'étude du GIA de 1992 sur la jadéite blanchie et imprégnée, la spectroscopie infrarouge était la seule méthode qui apportait une preuve concluante de la présence de polymère. Encore faut-il que ce soit un laboratoire qui examine la pièce elle-même. En 2021, le quotidien chinois Legal Daily a rapporté qu'un journaliste avait envoyé à un service d'expertise en ligne la simple photo d'un tube en plastique rempli d'eau et courbé en cercle, et qu'en moins de cinq minutes l'expert l'avait déclaré jadéite de type A.
Un rapport d'identification standard nomme la matière et indique si elle a été traitée ; il n'évalue pas la qualité et ne certifie pas la provenance. Notre guide sur la façon dont les laboratoires analysent le jade présente les instruments, la démarche et ce qu'indique un rapport.
Nous vendons du jade : tenez-en compte en lisant ces lignes. Chaque pièce que nous vendons est livrée avec un rapport de laboratoire plutôt qu'avec ma simple parole, et j'envoie encore des pierres en analyse, y compris certaines dont j'étais sûr et sur lesquelles je me trompais. Personne ne tranche la question à la main, et un vendeur qui prétend savoir toujours faire la différence surestime ce dont n'importe qui est capable. Un vendeur qui devient évasif quand vous lui dites que vous comptez peser une pièce et vérifier le numéro de son rapport vous a appris ce que vous deviez savoir, avant même que vous ne sortiez la balance.
Je m'appelle Hong ; depuis 2016, j'achète de la jadéite brute à Hpakant et je la fais tailler dans notre atelier de Kunming. Si vous avez une pièce et ne savez pas par quel contrôle commencer, envoyez une photo et son poids à jadeworldchina@outlook.com : je vous dirai lequel faire en premier. Nous expliquons notre façon de travailler sur notre page À propos.
Sources
- Fritsch, Emmanuel, et al. « Identification of Bleached and Polymer-Impregnated Jadeite ». Gems & Gemology, automne 1992.
- International Gem Society. Gemstones listed by specific gravity. Consulté en octobre 2026.
- Shih, Shi et Xing. « Characterization of 'Orange Peel' Surface Microstructure of White Nephrite from Russia ». Gems & Gemology, automne 2025.
- National Gemstone Testing Center (NGTC). Case report on a filled Hetian jade sample, en chinois. Consulté en octobre 2026.
- Wang Yu. Report on online jade appraisal services, en chinois. Legal Daily, repris par China News, 13 novembre 2021.